Frederic Clerc-Renaud, sculpteur bronze

Sculpteur bronze certes, mais aussi artiste peintre et designer

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Saturday, August 29, 2009

Couteaux Laguiole

Un joli nom, pour un beau couteau plein de poésie. On aurait presqu’envie de s’en offrir un tellement ça sent bon le terroir de la douce France. Seulement voilà, deux enquêtes coup sur coup, montrent l’envers d’un décor pas très engageant.
Si on fabrique toujours des couteaux à Laguiole et à Tiers, force est de constater que l’essentiel de la production commercialisée provient des ateliers Pakistanais et Asiatiques. Rien à dire quand on sait que la marque ne bénéficie d’aucune protection et que n’importe qui peut estampiller du Laguiole. Mais là où ça devient franchement désagréable, c’est de sentir qu’on se fait sodomiser à la lame par des commerçants sans scrupules, et de mauvaise foi, qui vendent de tels outils comme étant d’origine française, au prix des vrais couteaux fabriqués à Laguiole et à Tiers.
Étant donné le coût de la main d’œuvre en France, on se doute bien que pour en avoir un vrai beau, il faut mettre la main au fond de la poche pour en sortir autre chose qu’une dizaine d’euros. Ce qui fait qu’il ne faut pas se plaindre quand on en a acheté un pour presque rien et qu’on apprend ensuite qu’on s’est fait avoir par une publicité mensongère étalée dans un salon mettant en valeur de soi disant produits du terroir français.
Alors, comment être sûr de s’offrir un vrai beau canif ? Comment ne pas sa faire gruger quand la tromperie se tapit jusque dans le berceau du Laguiole  et qu’on n’a pas assez de nez pour déceler la “merdouille” étrangère ? Franchement ! Aller directement à la forge et certainement pas passer par un intermédiaire qui ne voit dans ce merveilleux objet rien d’autre qu’un moyen de s’en mettre plein les poches à bon compte.
C’est vrai pour le Laguiole, c’est vrai également pour la porcelaine dite de Limoges, made in Tunisie, vendue à cinquante fois le prix d’achat, et c’est vrai pour bien d’autres choses. L’industrie a tué le terroir et c’est bien compréhensible dans un contexte d’hyper consommation que l’artisan est bien en peine de suivre ?
Une bonne chose de voir qu’à Technolac, Signoptic offre l’antidote au mal qui ronge la création française.
Affaire à suivre…

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posted by admin at 13:58  

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